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AIX-MARSEILLE METROPOLE : UNE CHANCE ?

Encore une soirée réussie pour NDL !

Salle nombreuse et de qualité, jeudi 21 novembre pour le dernier diner-débat de l’année autour du thème :

« Aix-Marseille Métropole : Une Chance ? »

Dîner débat : AIX-MARSEILLE METROPOLE : UNE CHANCE ?

Dîner Débat NDL Fort Ganteaume

 

A la tribune, autour de Robert Malatesta, Président de l’association, et animateur du débat, avaient pris place :

Jean-Claude Ricci, vice-Président de NDL, Professeur des Universités, ancien directeur de l’IEP d’Aix, principal orateur de la soirée, et les deux « grands témoins » invités :

-Alain Comba, membre de l’Union départementale du syndicat Force Ouvrière ;

-Alain Gargani, Président de la C G P M E  13.

A noter que quelques  élus locaux  étaient présents   à titre personnel, de même que  des fonctionnaires territoriaux, des juristes éminents et quelques membres bien connus du barreau de Marseille…Tous intéressés au plus haut point par le sujet !

Avec Robert Malatesta,  NDL était également et notamment représentée par ses vice-Présidents : Roland Roger, Gérard Canovaggio, et des membres du bureau et du CA…Charles Vigny, Arnaud Lami, Armand Benichou, Martine Cros, Eric Demech, Drs Michel Garnier et  Guy Susini, le recteur Jacques Pantaloni…

Les  interventions de haute tenue des différents orateurs, suivies d’un très riche échange  avec la salle, permirent à l’ensemble des participants de mieux appréhender la complexité et les enjeux du projet de la future métropole.

Chacun s’en retourna fort tard dans la soirée, convaincu que le chemin serait  certes encore long et semé d’obstacles, mais que le projet de Métropole méritait, au-delà des ajustements et améliorations encore nécessaires, d’être mené à bien dans l’intérêt général des citoyens de Marseille et de ceux de notre Région.

NDL

PS : Suivez notre actualité… et retrouvez les photos et les extraits filmés de ce dîner-débat (réalisés avec talent et bénévolement par Eric Chavet) sur notre site :

ndl-marseille.com

Dîner-débat: « Aix-­Marseille métropole : une chance ? »

Nouvelle Démocratie locale

Le président Robert Malatesta

Les membres du conseil d’administration,

Ont le plaisir de vous inviter au diner-débat organisé Au mess militaire-fort Ganteaume,

2, Bd Charles Livon-13007 Marseille

Jeudi 21 novembre à 19H30


Jean-Claude Ricci

Professeur des universités – Ancien directeur de l’IEP d’Aix

interviendra sur le thème

« Aix-­Marseille métropole : une chance ? »

 

Deux grands témoins représentants du monde de l’entreprise et du monde syndical participeront également à notre  soirée.

Des informations complémentaires vous seront adressées ultérieurement, mais pour des raisons de bonne organisation, merci de vous faire inscrire, dès à présent, au moyen du bulletin joint à ce message

Apéritif  d’accueil à partir de 19h, suivi du diner- Participation 29 €

(Parking sécurisé et gratuit à l’intérieur du fort)

 

A propos du débat sur le Clientélisme…

NOUVELLE DEMOCRATIE LOCALE

Encore une salle comble pour le diner-débat de Nouvelle Démocratie locale !
Nouveau diner-débat et nouveau succès pour Nouvelle Démocratie Locale, vendredi dernier dans les salons du fort Ganteaume !
Après les réunions publiques et les derniers débats sur les «Transports», le « Grand Port Maritime de Marseille » et « l’Accessibilité », les très nombreux participants étaient invités à échanger et à réfléchir sur le thème : « Clientélisme et démocratie ».

Dès ses premiers mots, le président de Nouvelle Démocratie Locale, Robert Malatesta, tenait à préciser que le choix de ce thème relevait des préoccupations affichées par son association dans sa charte fondatrice, et qu’il n’était en rien lié à l’actualité…
Par ailleurs, après avoir rappelé les buts de l’association et ses principes d’action, il soulignait l’esprit de liberté, de tolérance et de rigueur, toujours respecté par les responsables de l’association, ses membres et ses nombreux sympathisants, dans l’approche des différents sujets soumis à leur réflexion tout au long de l’année.
C’est dans cet esprit que les deux principaux orateurs de la soirée présentèrent leurs travaux.
Jean-Claude Ricci, Professeur des Universités, ancien Directeur de l’IEP d’Aix-en-Provence, dans un propos introductif remarquable, et d’une grande qualité juridique, proposa une définition du « clientélisme », n’hésitant pas à remonter jusqu’à l’Empire Romain.
Il rappela, par ailleurs, qu’il convenait de distinguer le clientélisme de la solidarité nécessaire et inhérente au fonctionnement de la démocratie représentative.
Enfin, il souligna combien cette question était de la responsabilité de tous, et non pas des seuls élus du suffrage universel…

Il appartenait ensuite à José D’Arrigo, journaliste indépendant, invité en qualité de « Grand témoin », d’intervenir pour dénoncer avec humour et une certaine verve, des comportements jugés préjudiciables pour la démocratie.
Grâce à quelques exemples bien choisis, chacun put reconnaitre pratiques et habitudes fâcheuses de notre démocratie locale.
Le débat avec la salle, et la qualité des très nombreuses interventions permirent notamment de faire le constat que :
- Marseille n’avait pas, hélas, l’apanage de ce type de pratiques et de comportements ;
- Qu’il convenait de bien identifier le sujet, et de ne pas confondre « solidarité nécessaire » et « clientélisme » ;
- Que le combat contre cette dérive de la démocratie nécessitait certes une attitude irréprochable des élus du suffrage universel, mais aussi de tous les citoyens et électeurs !

Bien d’autres pistes de réflexion et d’action furent proposées par les différents orateurs.
Nouvelle Démocratie Locale en tiendra compte pour enrichir sa réflexion pour une meilleure gouvernance des institutions locales.
Après avoir remercié l’assemblée pour la grande qualité des débats, le président donna rendez-vous à tous, pour le diner-débat du 21 novembre prochain.

Marseille métropole : gadget, danger ou panacée?

Depuis qu’en 2010 la loi a prévu pour les plus grandes villes françaises et leur environnement  la possibilité d’opter pour le statut de « métropole », la polémique n’a cessé d’enfler concernant le cas de Marseille. L’association Nouvelle démocratie locale vous en dit plus.

Métropole ? Vous avez dit « Métropole » ?

La gestion d’ensembles urbains importants est complexe car il y a plusieurs autorités intervenantes, les besoins sont non seulement divers mais aussi enchevêtrés et parfois contradictoires. Pour toutes ces raisons la loi a prévu un mode particulier de gouvernement de ces entités vastes et peuplées, c’est l’objet de l’institution de la métropole.

A la question de savoir à quoi sert concrètement la métropole, il est facile de répondre : à mieux gérer la complexité, à rationaliser le processus de prise des décisions et leur contenu, à éviter les « doublons », à insuffler du dynamisme, à créer un espace plus global où chaque collectivité peut s’insérer assez équitablement.

 

La métropole n’est pas la panacée.

La métropole n’est pas la panacée, d’abord parce qu’il n’est au pouvoir d’aucune réalisation humaine d’être complète et de tout prévoir, ensuite, parce que la métropole c’est un instrument, un moyen mais non une fin.

C’est ensuite après la création de la métropole, qu’il appartient aux élus et à la population de s’emparer de cet outil pour le faire vivre et le mettre au service de tous. Cela s’obtient par une utilisation plus judicieuse des deniers publics, une meilleure coordination entre les divers projets urbains (transports, eau, réseaux, urbanisme, santé publique, éducation…), une amélioration substantielle de la collaboration entre les services publics et les entreprises. Surtout, la métropole permet aux décideurs publics de disposer d’une marge de manœuvre importante en raison de la taille critique atteinte par une métropole. C’est pourquoi le législateur a mis la barre assez haut pour accepter la création des métropoles françaises.

Marseille est une métropole disputée.

Au regard de la loi, il ne fait aucun doute que l’aire d’agglomération que constituent Marseille et une quinzaine de villes alentour satisfait à tous les critères fixés par les textes pour que soit créée une métropole dans cet espace urbain.

Il faut mettre à part Paris qui relève d’un statut spécifique pour plusieurs raisons et qui est, depuis longtemps, une métropole de fait (existence d’un syndicat des transports parisiens, organisation particulière de la région Île-de-France, projet du « Grand Paris », etc.).

Toutes les grandes villes françaises ont opté pour la forme de la métropole. D’où la focalisation sur Marseille puisqu’aucune décision n’a, pour l’instant, créé cette métropole marseillaise.

Où est, alors, le problème ?

Pour simplifier, il est double : d’un côté, c’est l’éternelle attirance-répulsion du « gros » et du « petit », de l’autre côté, il y a les conséquences politiques de la création d’une métropole.

En premier lieu, il n’est pas douteux que Marseille c’est un gros morceau et que Marseille est une ville pauvre. La métropole est susceptible de comprendre, outre Marseille, une quinzaine de villes, dont Aix-en-Provence, superbe fleuron provençal, réputée riche, qui a une image internationale très flatteuse. Peu ou prou, il y a deux craintes chez les autres communes : d’abord, la crainte de se faire « manger » par Marseille, de s’y dissoudre, d’y perdre son âme, car aucune n’est de taille à faire jeu égal avec elle, ensuite, la crainte de s’appauvrir pour voler au secours de la métropole en grand péril économique et social. En somme, il est reproché de construire une usine à gaz qui ne servirait à rien car le pauvre ne deviendra pas riche et les riches s’appauvriront.

En second lieu, il est certain que par son poids économique, son étendue, ses finances, son budget, ses agents, etc., Marseille métropole changerait fortement la donne aussi bien dans les rapports avec les intercommunalités qu’avec les collectivités départementale et régionale. Surtout que, à terme et inéluctablement, comme on le voit ailleurs dans le monde, la métropole a vocation à devenir une collectivité territoriale pure et simple se substituant à l’ensemble de ses composantes et difficilement contournable par le département ou même la région.

L’avenir est  pourtant à la métropole.

Il ne faut pas nier les risques et les difficultés d’une telle entreprise. Cependant, la raison devrait l’emporter car tel est le sens de l’histoire.

Marseille a trop longtemps tourné le dos à la terre quand sa richesse venait de la mer. Aujourd’hui, cette mer ne fait plus la force de Marseille. Il lui faut établir des solidarités puissantes avec tout son environnement. Non seulement, il faut aider Marseille mais une Marseille forte, en retour, apportera énormément à toute la conurbation concernée. Il faut arrêter la misérable comptabilité des gains et des pertes, la crispation sur un patriotisme communal aussi vain que les réflexes identitaires et la discrimination envers une ville qui ne mérite pas, loin s’en faut, cet excès d’indignité.

Le gouvernement, qui, par nature, voit les choses de plus haut et pour le long terme, a clairement annoncé la couleur. Il y aura une métropole et si celle-ci ne se fait pas sur une base volontariste, ce sera la solution d’autorité, c’est-à-dire le recours à la loi. Manière de dire que l’enjeu est trop important pour que l’on puisse prendre le risque de rater ou de mal engager l’aventure de la métropole pour Marseille.

Jean-Claude RICCI

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