Transports, une agglomération marseillaise et une ville à la traine

Marseille au bord de la thrombose circulatoire !

Les retards dans les infrastructures de circulation et de transports en commun sont considérables et patents,  pour tous les citoyens du Grand Marseille qu’ils soient usagers de la circulation ou qu’ils tentent dans un esprit citoyen (ou pour faire quelques économies sur leur  « budget- déplacements »)  d’emprunter les transports publics pour un trajet qui déborde du centre-ville de Marseille.

La ville de Marseille ne bénéficie toujours pas d’une voie de contournement, les travaux de la  L2 imaginée en 1933 et  commencés il y a 20 ans continuent à patiner, englués dans  un brouillard administratif  qui ne contente personne hormis quelques fonctionnaires parisiens en mal d’économies budgétaires.

Le  prolongement naturel de la L2 le boulevard urbain sud  s’enlise à la CUM par absence de moyens financiers.

Quant à la RD4D le deuxième contournement de Marseille qui vient d’être relancé par le conseil général, ce projet avance lentement faute d’une dynamique et de moyens financiers qui pourraient provenir d’une métropole structurée.

Marseille est ainsi, selon certains spécialistes, la ville la plus embouteillée de France, ce titre peu enviable  ternit l’image de la ville. Cela constitue un handicap fort pour le développement économique et diminue l’attractivité pour les investisseurs.

Quelques données  pour fixer les idées.

6 millions de déplacements ont lieu chaque jour dans la métropole dont 12% seulement se font en transports en commun contre près de 50 % en région parisienne.

La cadence insuffisante de certaines lignes, la vitesse des bus trop faibles, l’absence de liaisons rapides entre la périphérie de Marseille et le centre-ville expliquent la désaffection des usagers potentiels.  Personne ne nie qu’il faille 45 à 50mn pour aller de Saint Antoine au centre-ville et plus d’1h30 pour aller d’Allauch à l’Estaque.

La situation est subie alors que des mesures simples : lutter vigoureusement  contre le stationnement anarchique, et donner priorité aux Bus ne sont pas prises, au regard de considérations locales alors qu’elles pourraient être très rapidement  efficaces.

Dans ces conditions, comment s’étonner des embouteillages quotidiens aux entrées de la ville.

Et  pourtant aller au centre-ville de Marseille est souvent une obligation. Un tiers des emplois des Bouches du Rhône est concentré dans les arrondissements centraux de Marseille (administrations, établissements hospitaliers, universitaires, scolaires, entreprises,..).

Des investissements lourds et coûteux peu efficaces

Depuis 1995, les transports en commun sont loin d’avoir été une priorité. Il a fallu attendre 2008 et 2009 pour la réalisation de deux lignes de tramway qui recoupent pour une grande part les lignes de métro existantes. Et en 2010, dix-huit ans après la dernière inauguration, un nouveau tronçon de 2,5 kilomètres de métro a été  mis en service entre La Timone et La Fourragère.

Mais pour réaliser   le prolongement du métro vers le 12eme arrondissement et  deux lignes de tramway la municipalité a été contrainte bien évidemment de concourir à l’emprunt, non sans conséquence sur l’endettement de la CUM.

Cela aurait pu être acceptable  si l’amélioration des transports en commun avait été significative pour tous les marseillais, mais d’aucuns s’interrogent pour savoir si ce sont  les investissements les plus prioritaires qui ont été réalisés.

De fait, la  création d’une vraie liaison rapide (métro ou tramway) Nord- Sud entre par exemple l’hôpital Nord et le complexe universitaire de Luminy, la réalisation d’une liaison en site propre  entre Marseille et son aéroport  manquent aujourd’hui cruellement.

Quelles solutions ?        

Il faudra d’abord des moyens.

Il faudra ensuite une volonté affirmée et des élus qui parlent d’une même voix après avoir arrêté des objectifs communs.

Pour cela, la création d’une vraie métropole compétente en matière de transports et de développement économique est indispensable.

Mais Il y a également urgence de réunir les autorités organisatrices, dont la Région et le Département, afin de permettre un meilleur fonctionnement de tous les transports collectifs.

C’est en démontrant le sérieux de la démarche engagée, en oubliant les querelles de clochers et de quartiers, que les représentants de Marseille et ceux de son agglomération pourront convaincre et préparer l’avenir.

Sur ces bases, et malgré la crise économique et budgétaire, il doit être possible d’obtenir et de concrétiser l’intérêt gouvernemental pour Marseille, par un soutien financier conséquent.

Et ce n’est pas par des incantations à pratiquer les modes de transports doux (vélo et marche à pied) que l’on réglera la question même si bien entendu la réalisation de vrais itinéraires cyclables est très souhaitable.

Charles Vigny

NDL:Un nouveau dîner-débat de haute tenue, mardi dernier 19 juin, avec Jean-Pierre Le Goff!

Chers amis, et sympathisants de NDL,

c’est dans les magnifiques salons du fort Ganteaume, et devant de très nombreux invités, que Jean-Pierre Le Goff, philosophe, écrivain sociologue,  auteur d’une œuvre abondante, et d’ouvrages à succès, s’est exprimé avec le talent et la simplicité que chacun lui-reconnait désormais.

A l’ordre du jour, « Mai 68″ et les réponses de Jean-Pierre Le Goff aux nombreuses questions soulevées par le Président Robert Malatesta dans son propos introductif, parmi lesquelles:

Comment Mai 68 est devenue incompréhensible pour les générations nouvelles?

Est-ce de la préhistoire ou le mythe d’une nouvelle histoire racontée par les vainqueurs depuis trente ans, avec en contre point une lecture revancharde et parfois réactionnaire?

Comment comprendre l’évènement et sa signification sociale-historique?

Quelles sont les conditions qui ont rendu possible cet évènement « iconoclaste et à multiples facettes  » selon l’expression même de Jean-Pierre Le Goff?

Qu’en est-il, de la notion de  « peuple adolescent »? 

Faisant souvent référence à son dernier ouvrage « La France d’hier »(Stock), dont la séance de dédicaces fut parfaitement réussie, le conférencier a brillamment brossé un tableau des différentes idées-forces précitées, amenant chacun à revisiter ses propres réponses et interprétations de l’évènement.

Après un dîner très apprécié, servi dans un climat de grande convivialité, la séance des échanges avec une salle avertie et réactive, se termina fort tard, dans la soirée,  chacun promettant d’être présent au prochain rendez-vous de NDL.

Merci donc à Jean-Pierre Le Goff, à tous nos amis présents, et aux responsables de NDL, Jean-Claude Ricci, Gérard Canovaggio,

Jean-Pierre Le Goff, Nicole Erny, et Jean-Claude Ricci

Gérard et Christiane Canovaggio

R.Roger, Nicole Erny, Charles Vigny, Nicole Durand, Christiane Canovaggio, Anna Cisello, Armand Benichou,  Pierre Chavet, Christiane Paulides, Chantal Roger.(Pour des raisons de santé notre trésorière et Vice-Présidente Martine Cros, était excusée. (Tous nos vœux de prompt rétablissement l’accompagnent.)

A très bientôt, cordialement,

Robert Malatesta 

Président de NDL

  

 

 

 

Jean-Pierre Le Goff, philosophe, écrivain, sociologue, invité de NDL le mardi 19 juin à Marseille

Chers amis de Nouvelle démocratie locale,
NDL vous donne rendez-vous le:

MARDI 19 JUIN PROCHAIN
Dans le cadre du programme de nos dîners-débats, nous recevrons Jean-Pierre Le Goff, philosophe, écrivain , sociologue, qui débattra avec nous sur le thème:

« Cinquante ans après, peut-on encore comprendre mai 68?

                                 Par delà l’apologie et la critique, quelle signification  sociale -historique? Quel héritage?

A cette occasion, notre invité dédicacera son dernier ouvrage, » LA FRANCE D’HIER » (Stock). 

 

NDL Réunion des membres fondateurs et du Conseil d’administration: Vendredi 16 mars 2018/Marseille

NDL: Réunion des membres fondateurs et du Conseil d’administration ce vendredi 16 mars à 18 heures à Marseille. A l’ordre du jour, bilan des activités 2017.Point financier. Programmation des réunions et débats pour les prochains mois. Proposition et étude de cooptation de nouveaux responsables. Un apéritif amical sera offert à l’issue des travaux.

Cinquante après mai 68, notre ami Jean-Pierre Le Goff vient de publier « La France d’hier »…

Cinquante ans après Mai 68, notre ami Jean-Pierre Le Goff, qui en fut un des acteurs, vient de publier son dernier ouvrage: « La France d’hier ».(Stock). Un important outil, pour tous ceux qui veulent mieux connaître le passé, pour comprendre le présent et tenter de préparer l’avenir.

Robert Malatesta
Président de NDL

NDL/Soirée F.SCHUBERT: Salle Comble mardi 5 décembre dans les salons du fort Ganteaume!

Salle comble hier soir dans les salons du fort Ganteaume!
Merci à tous les amis, sympathisants, musicologues avertis, « profanes attentifs et conquis », qui ont répondu à notre invitation, pour assister au concert autour de quelques-unes des œuvres de Franz Schubert…
Merci à nos jeunes et talentueux interprètes:
Stéphanie Portelli , soprano, Marie Roqueta, flûte traversière, Tristan Legris, piano.
Ils ont su nous faire partager, avec passion, un moment privilégié et gratifiant de très grande qualité musicale…
Merci à Benito Pelegrin, professeur émérite, chroniqueur lyrique venu présenter une partie de l’oeuvre du grand compositeur.
Merci aussi à l’équipe de NDL, Eric Demech, Nicole Erny, Gérard Canovaggio, Christiane Canovaggio,  Roland Roger, Chantal Roger, Jean-Claude Ricci, Martine Cros, Nicole Durand, Armand Benichou, Anna Cisello, Christiane Paulides, Charles Vigny, Gérard Zolezzi.
Merci enfin à l’équipe du fort Ganteaume.
A bientôt, pour d’autres succès,
cordialement,
Robert Malatesta
Président de NDL
PS Les photos de la soirée seront bientôt disponibles..;

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NDL Soirée musicale du 5 décembre…Un RDV qui s’annonce prometteur!

Stéphanie Portelli

Marie Roqueta

Tristan Legris

Chers amis,

la soirée musicale exceptionnelle du 5 décembre, suscite un grand intérêt parmi vous et s’annonce d’ores et déjà  prometteuse!

Nos deux talents Tristan Legris au piano, et Marie Roqueta à la flûte traversière, prévus au programme, seront rejoints par une « invitée surprise » la jeune et non moins talentueuse soprano, Stéphanie Portelli, qui nous proposera des extraits de Franz Schubert et de Franz Liszt, accompagnée au piano par Tristan Legris.

Pour des raisons de bonne organisation, il est utile de nous adresser dans les meilleurs délais votre  bulletin d’inscription et le montant de votre participation à NDL.*  Merci pour votre compréhension,

cordialement,

Robert Malatesta,

Président de NDL

Nouvelle démocratie locale, les Roches d’Or-Chambly3

Bd des Alisiers 13009 Marseille

N D L : Réservation pour la soirée exceptionnelle du 5 décembre

NOUVELLE DEMOCRATIE LOCALE

Bulletin d’inscription

Soirée musicale du mardi 5 décembre 2017…
Fort Ganteaume 19H.

A adresser impérativement avant le 20 novembre à :
Nouvelle démocratie locale, Les roches d’Or-Chambly 3-Bd.des Alisiers
13009 –Marseille.
Je soussigné(e),

Nom…………………………………………Prénom(s)……………………………………………
E-mail……………………………………………………Tel………………………………………….
Nombre de participants :………………………………………………………………
Souhaite m’inscrire à la soirée du 5 décembre.
Je joins à ma demande un chèque de ……. 35€ X (par nombre de participant(s)
Merci de libeller votre chèque au nom de NDL !

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NDL: Grande soirée du 5 décembre à Marseille…

Chers amis,

beaucoup d’entre-vous, ont d’ores et déjà réservé la date du MARDI 5 DECEMBRE, ils ont raison!

En effet, comme nous vous en avons informés, NDL prépare à votre attention une soirée originale, musicale, culturelle et conviviale.

Originale, parce que pour la première fois,(exceptionnellement), elle ne sera pas consacrée aux thèmes habituels de nos travaux;

Musicale et Culturelle, parce que vous pourrez assister à un concert de qualité qui réunira deux grands talents, Marie Roqueta « flûte-traversière »*, Tristan Legris « piano »*, qui interprèteront quelques-uns des plus beaux extraits des œuvres de Franz Schubert. Après une brève présentation du célèbre compositeur, monsieur Benito Pelegrin, professeur émérite des universités,  introduira avec le talent que nous lui connaissons, chacun des extraits programmés.

Conviviale,  parce que la soirée sera organisée au Fort Ganteaume, (salons panoramiques) où vous serez accueillis par nos équipes, dans une ambiance de franche cordialité; la soirée se terminera autour d’un dîner.

Les modalités d’inscription vous seront très bientôt communiquées.

Robert Malatesta

Président de NDL

MARIE ROQUETA est née en 1984 à Perpignan où elle débute ses études de flûte traversière. Admise à 18 ans au Conservatoire National Supérieur de Paris de Paris, elle étudie dans la classe de Sophie Cherrier et Vincent Lucas. Parallèlement elle se perfectionne au traverso et obtient à l’issue de son travail auprès de Philippe Bernold le diplôme de musique de chambre (Mention très bien). Soucieuse d’enrichir son cheminement musical, elle incorpore la Haute École de Musique de Genève ou elle travaille au côté de Jacques Zoon. Afin de perfectionner son approche du répertoire baroque elle se rend en Allemagne où elle est reçue à l’Institut für Alte Musik (UdK Berlin). Elle y travaille l’«Early Music Performance Practice» auprès de Christoph Hungeburth (traverso baroque).

Durant toutes ces années d’études et de perfectionnement, Marie Roqueta s’est produite dans divers orchestres prestigieux  (Orchestre National de France, Orchestre National de l’Opéra de Paris…) et a été distinguée pour son jeu lors de concours internationaux (concours Jean-Pierre Rampal, concours International Jean Françaix…)

 

TRISTAN LEGRIS est né en 1979 et commence l’étude du piano à 6 ans. Il est admis en 1996 au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris (classe de Pierre Réach). En 1999, il entre au CRR de Versailles dans la classe de François Chaplin où il obtient en 2000 son premier prix de Supérieur puis en 2001 son premier prix de Perfectionnement à l’unanimité avec les félicitations du jury. Il a également étudié avec Désiré N’Kaoua, Michael Wladkowski et plus récemment avec Vladik Polionov à Marseille. Outre l’accompagnement de chanteurs et la musique de chambre, il se produit en soliste dans le cadre des journées consacrées aux Amateurs du Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron et de différents concerts dans la région marseillaise. Il a obtenu le 2ème prix du jury au concours des musiciens amateurs de France Musique en 2017.

 

Parallèlement, Tristan Legris occupe des fonctions de Néphrologue Praticien Hospitalier au Centre Hospitalo-Universitaire de Marseille. Il est spécialisé en transplantation rénale.

 

 

Dîner-débat et Concert du mardi 5 décembre prochain…

Chers amis,

NDL prépare à votre attention, pour le 5  décembre prochain, une soirée originale, culturelle et conviviale comme à l’habitude.

De plus amples informations vous seront communiquées dans les prochains jours.

Un conseil, d’ores et déjà réservez  le mardi 5 décembre sur vos agendas!

A très bientôt sur ce site et sur la page F.B. de NDL.

Cordialement,

NDL

 

AFFAIRE FILLON : Droit, politique, et morale…

 On permettra au juriste signataire de ce billet de dire quelques mots de cette affaire pas banale dans son déroulement alors que les faits qui sont à son origine sont, eux, d’une très grande banalité.

Tout d’abord, en l’état, nous ne connaissons pas la vérité sur cette affaire sauf à prendre nos désirs (c’est-à-dire, en l’espèce, nos choix personnels politiques et subjectifs) pour des éléments objectifs et fondés. En ce cas, on peut arrêter ici la lecture de ce billet.

M. Fillon est évidemment innocent puisqu’il bénéficie, tout comme les journalistes qui l’accusent, de la présomption d’innocence. A ce jour il est donc toujours totalement innocent car il n’a pas à prouver que sa femme et ses enfants ont réellement exercé les missions pour lesquelles ils étaient rémunérés ou indemnisés, c’est, au contraire, au parquet national financier de démontrer que ce n’était point le cas.

Ensuite, on peut trouver anormal qu’un parlementaire fasse travailler  des membres de sa famille contre rémunération au moyen de deniers publics et, personnellement, je serais plutôt enclin à trouver ceci discutable même si la pratique en est très répandue, surtout en dehors du Parlement. Un débat peut très légitimement être ouvert sur ce point, pas à l’occasion du cas Fillon ou pour le cas Fillon, mais sur l’ensemble du problème en question. Cependant, je ne peux nier qu’en droit, en l’état actuel de la réglementation, il n’y a là rien de répréhensible puisque « tout ce qui n’est pas interdit est permis ».

Egalement, M. Fillon est un parlementaire et bénéficie à ce titre de deux immunités : l’irresponsabilité et l’inviolabilité, protections communes et identiques dans toutes les démocraties du monde depuis qu’elles ont été instaurées, pour l’essentiel, en Angleterre au XVIIe siècle. L’article 26 de notre Constitution (al. 2, 1ère phrase) énonce que : « Aucun membre du Parlement ne peut faire l’objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d’une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu’avec l’autorisation du bureau de l’assemblée dont il fait partie. » Ces immunités ne sont pas des privilèges accordés au parlementaire mais au mandat qu’il détient : c’est sa fonction de représentant du peuple qu’on a voulu protéger. Ceci explique que l’élu ne peut pas y renoncer : on dit qu’elle est d’ordre public et s’impose aussi à l’élu contre son gré. La célèbre règle de la séparation des pouvoirs, imaginée et explicitée par Locke et Montesquieu, ne fait que traduire la nécessité d’un pouvoir législatif indépendant : pas plus que ce dernier ne peut s’immiscer dans la fonction juridictionnelle pas davantage cette dernière ne peut empiéter sur l’indépendance des parlementaires (En ce sens, un récent arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de cassation, du 15 mars 2016, où on lit : « l’inviolabilité comme les modalités de sa levée font partie du statut du parlementaire et participent comme telles à l’exercice de la souveraineté nationale par les membres du Parlement ») . C’est sans doute là une grande faiblesse de l’action menée actuellement par le parquet national financier. Si aucune poursuite ne peut être menée contre M. Fillon puisque les faits – s’ils étaient établis, ce que nous ignorons tous – concerneraient l’exercice même du mandat parlementaire lequel est inviolable, à quoi cela sert-il d’ouvrir une enquête qui ne peut déboucher ? De plus, mais je ne développe pas ce point qui est très technique, le point II. 2. de la circulaire du garde des sceaux du 31 janvier 2014 qui prétend décrire l’étendue de la compétence du procureur financier et sur laquelle se fonde ledit procureur dans l’affaire Fillon,  me paraît illégale car elle ajoute à la loi, ce que ne peut pas faire un ministre.

Enfin, il est parfois suggéré – pour le cas où serait rapportée la preuve d’une infraction et seulement en ce cas – que si M. Fillon est à l’abri de poursuites dans cette affaire en raison de sa qualité de parlementaire ce ne serait point le cas de son épouse et/ou de ses enfants puisqu’ils auraient été, dans cette hypothèse, destinataires de certaines sommes indues. Ce n’est pas exact : l’auteur principal de l’infraction serait – toujours hypothétiquement – M. Fillon et donc les autres personnes en seraient les co-auteurs ou complices à condition d’avoir expressément eu connaissance des règles applicables. Or peut-on reprocher à un salarié de ne pas accomplir une tâche que son employeur ne lui demande pas d’accomplir ?

Reste, un dernier point : s’il devait s’avérer que cette affaire, notamment en raison de sa sur-médiatisation, sans parler du moment où elle survient (27 ans ou 19 ans – les choses ne sont pas claires sur ce point – après la première embauche), ait eu une incidence sur le résultat de l’élection présidentielle et que M. Fillon soit, au bout du compte, innocenté, à qui incomberait la charge de la réparation financière du très lourd préjudice ainsi causé ? Le seul préjudice moral de M. Tapie dans l’affaire ADIDAS avait été évalué à 45 millions d’euros. Quid ici ?

 Tout ceci doit nous amener à toujours demeurer modérés, circonspects et humbles dans l’expression d’opinions téléguidées par des informations non sûres, non maîtrisées et, au surplus, non dépourvues d’arrière-pensées.

                                                     Jean-Claude Ricci

                                                              Professeur des Universités

                                                                            

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